Archives de l’auteur : Omar MAHASSINE

Discours de l’imam Omar MAHASSINE à l’occasion de la commémoration du 11 novembre 2008

Mesdames, Messieurs, chers amis

La communauté musulmane de Saint Germain en Laye est très honoré d’assurer cette année la célébration religieuse de commémoration  du 90ème anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918.

Commémorer le 11 novembre, c’est accomplir notre devoir de mémoire à l’égard de ceux qui nous ont légué leurs valeurs. À commencer par le courage, au service de la liberté, de la démocratie et de la paix.

Durant la guerre 14 – 18, les troupes musulmanes de l’Armée d’Afrique sont engagés dés le départ en août 1914. Ils ont servi la France, chaque fois que ses intérêts étaient en jeu, sa sécurité menacée, sa souveraineté atteinte, son indépendance remise en cause. Continuer la lecture

Rencontre inter religieuse à Carrières-sous-Poissy

Allocution de l’imam Omar Mahassine à l’occasion d’une rencontre inter religieuse sous le thème « Mon voisin, mon prochain, mon frère » organisée le 29 janvier 2006 à Carrières-sous-Poissy.

Texte repris dans la revue Sources, mensuel d’information du diocèse des Yvelines.

Omar Mahassine

Marie dans le Coran

Dans le cadre de la Semaine de Rencontres du GAIC (27 novembre/ 5 décembre 2004), le GIP-78 s’est associé avec le GAIC pour organiser une soirée conférence/débat sous le thème : « la place de la Vierge Marie dans le Coran » dans les Yvelines. A cette occasion Omar Mahassine, administrateur du GIP-78 et Imam de la salle de prière de Carrières-sous-Poissy, est intervenu sur la place de Marie dans le Coran. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de son allocution. Continuer la lecture

Conférence : les signes de la droiture

Le Centre TAWHID de Saint-Denis a invité, Samedi 27 septembre 2008, Omar Mahassine, imam de la Mosquée de Carrières sous Poissy pour une conférence ayant pour thème : « Les signes de la droiture »

La conférence (vidéo) est téléchargeable ici

Conférence : L’éducation spirituelle

Conférence donnée par Omar Mahassine, imam et président de l’association de la Communauté Musulmane de Carrières-sous-Poissy.
Une conférence organisée à Nîmes par le Collectif des Musulmans de France le samedi 25 Octobre 2008.

Actuellement, la spiritualité est devenue un concept fourre-tout. Les mots sont importants, mal nommées. L’efficacité d’un projet dépend des personnes qui le porte, des hommes et des femmes soucieux de leur complétude morale et de leur accomplissement spirituel. L’éducation spirituelle est indispensable pour les acteurs de terrain musulmans, afin de ne pas tomber dans ces deux extrêmes :

1) La démission, l’immobilisme, le manque de participation et la non présence sur le terrain; se mettre à l’écart de la société pour être plus proche de Dieu, la spiritualité de la fuite.

2) L’activisme à outrance qui peut mener vers l’oubli et l’insouciance. Plusieurs questions seront traitées : Qu’est-ce que l’éducation spirituelle ? Pourquoi s’éduquer ? Comment s’éduquer ? avec quels moyens ? La question du relâchement, de la négligence, comment y remédier?

Cliquer sur ce lien pour écouter  la conférence ou clique droit et « enregistrer la cible sous » pour sauvegarder le fichier audio.

L’Aïd-el-Fitr dans la rue à Carrières-sous-Poissy

Par manque de place les fidèles prient dehors

Par manque de place les fidèles prient dehors

«NOUS AVONS DÉPASSÉ allégrement la capacité de la salle, qui est de 496 places. Il fallait marquer le coup pacifiquement », explique Rachid. A l’appel de la communauté musulmane de Carrières (CMC), plusieurs centaines de personnes ont célébré hier matin la fête de l’Aïd-el-Fitr au foyer Adef, leur lieu de prière habituel depuis vingt-cinq ans.

Ils étaient environ 800, selon les organisateurs, deux fois moins selon les services de la préfecture. D’après le CMC, faute de place, une partie des fidèles a dû prier à l’extérieur du bâtiment où étaient déployées deux banderoles. « Dur d’être musulman à Carrières », pouvait-on lire sur l’une d’elles.Objet du mécontentement : l’association avait demandé la mise à disposition d’une salle au maire Eddie Aït, ce qu’il a refusé dans un courrier adressé mardi. « Les conditions de sécurité exigées par la législation sur les établissements recevant du public (…) ne permettent pas à la commune de disposer de salle municipale d’une capacité d’accueil supérieure à 400 places. ». Soit 100 places de moins qu’au foyer de l’Adef. De toute façon, la seule salle disponible, l’espace Louis-Armand (qui peut contenir 400 personnes), était réservée depuis longtemps : au même moment, 120 enfants assistaient à la projection d’un manga… avec le maire.
Le Parisien

Contraints de prier sur le trottoir

Aïd Al-Fitr 2008 à Carrières-sous-Poissy (Yvelines) : Contraint de prier sur le trottoir, l’association des musulmans de carrières (CMC) lance une action de mobilisation le jour de l’Aïd.

Le 1er octobre 2008, les fidèles de la communauté musulmane se retrouveront pour commémorer la fin du jeûne du mois de Ramadan. Une fête qui aura un goût amère.

En effet, les musulmans n’ont à ce jour aucun lieu de culte digne. C’est pourquoi nous avons sollicité la mairie pour la mise à disposition d’une salle ou d’un gymnase pour deux heures (entre 8h et 10h). Celle-ci a refusé en invoquant des raisons de sécurité. Pourtant plusieurs municipalités permettent à leurs concitoyens musulmans de prier dignement dans des gymnases ou des salles gracieusement prêtées. C’est pourquoi nous tenons à manifester notre désaccord face à ce traitement injuste.

Nous avons décidé de faire du jour de l’Aïd, une journée de protestation. Nous voulons profiter de cet évènement où tous les musulmans de Carrières-sous-Poissy sont réunis pour les mobiliser contre cette situation précaire. A cet effet, nous avons prévus de rendre visible notre contestation à travers un affichage, des banderoles, un tractage pour informer les Carriérois et Carriéroises et un discours sera tenu sur cette question pour dénoncer la gestion controversée du fait musulman.

Contact :

Association Communauté Musulmane de Carrières sous Poissy

acmc78@gmail.com

Prise de position à la suite des attentats de Londres de juillet 2005

A la suite des attentats de Londres du 7 juillet 2005, lors de la prière du vendredi, Omar Mahassine dénonce un acte barbare éloigné des principes de l’islam.

Les attentats de Londres ont profondément choqué. Une fois de plus, des gens ordinaires, des personnes innocentes ont payé le prix de cet acte barbare et lâche. Quels qu’en soient les auteurs, quels qu’en soient les mobiles, notre condamnation doit être forte et sans équivoque, notre soulèvement contre ces actes odieux doit être sans ambiguïté.

Il n’y a aucune raison au monde, aucune cause, aucun objectif, qui pourraient justifier une telle horreur. Ceux qui ciblent des civils innocents, ceux qui attentent à l’un des droits de l’Homme les plus sacrés, à savoir le droit à la vie, sont des criminels qui méritent notre mépris, et doivent être jugés.

Devant cette tragédie et en ces jours de deuil, notre solidarité et nos pensées vont aux victimes innocentes de ces actes odieux et cruels ainsi qu`à leurs familles.

Il est évident que le but de ces actes inqualifiables est de nourrir la peur, de créer un climat de suspicion, de perturber la confiance et de briser le vivre ensemble. Ils visent surtout à compromettre le dialogue salutaire entre l’Islam et l’Occident.

Ces actes criminels auront, sans aucun doute, des répercutions néfastes sur les musulmans d’Occident. Ils ne font que renforcer le fossé de l’incompréhension et des préjugés, que favoriser les actes islamophobes et qu’amplifier les raccourcis simplistes amalgamant Islam et terrorisme. L’Islam est ainsi perçu comme religion « barbare » ennemi des libertés, de l’Occident et donc de la démocratie.

Il est important de souligner que le terrorisme n’a ni religion ni nationalité. Donc, tout amalgame entre le terrorisme et l’islam ne peut en réalité qu’aider les terroristes et doit être fermement rejeté.

Face à de tels phénomènes, aux enjeux et aux conséquences aussi graves pour le vivre ensemble, nous devons nous engager à favoriser le dialogue et l’enrichissement mutuels, à ancrer les valeurs de l’entente, à refuser la logique du choc des civilisations et à lutter contre toute idéologie prêchant la violence, incitant et légitimant des crimes terroristes. Nous devons également favoriser l’éducation et la participation citoyennes de manière à éliminer les conditions qui favorisent la prolifération de la violence et de la pensée extrémiste.

Omar MAHASSINE